Glossaire de la cystite et des infections urinaires
Ce glossaire définit les termes médicaux courants liés à la cystite et aux infections urinaires. Il vous aide à mieux comprendre les symptômes, les examens et les traitements, sans remplacer l’avis d’un professionnel de santé.
A
- Antibiogramme
- Examen de laboratoire qui teste la sensibilité d’une bactérie à différents antibiotiques. Il aide le médecin à choisir un traitement adapté, notamment lorsqu’un ECBU identifie la bactérie responsable. Le résultat doit être interprété par un professionnel de santé.
- Antibioprophylaxie
- Prise d’un antibiotique dans le but de prévenir une infection, et non de traiter un épisode en cours. Pour les cystites récidivantes, elle peut être envisagée dans certaines situations, uniquement sur avis médical et après évaluation des autres mesures préventives.
- Antibiotique
- Médicament qui agit contre certaines bactéries. Il peut être nécessaire pour traiter une cystite bactérienne, mais toutes les situations ne justifient pas le même antibiotique. Le choix dépend notamment du type d’infection, du profil de la personne et, parfois, de l’antibiogramme.
B
- Bactérie
- Micro-organisme qui peut provoquer une infection lorsqu’il se multiplie dans une partie du corps. La plupart des cystites sont dues à Escherichia coli, mais d’autres bactéries sont possibles. Un ECBU peut aider à identifier la bactérie présente dans les urines.
- Bactériurie asymptomatique
- Présence de bactéries dans les urines sans symptôme d’infection urinaire. En dehors de la grossesse, elle n’est généralement pas traitée, sauf dans certaines situations particulières, par exemple avant une intervention urologique. Pendant la grossesse, une prise en charge spécifique est nécessaire.
- Bandelette urinaire
- Bandelette réactive plongée dans un échantillon d’urine pour rechercher notamment des leucocytes et des nitrites. Elle aide à évaluer la probabilité d’une cystite simple. Un résultat négatif pour ces deux éléments rend l’infection peu probable chez la femme, sans exclure toute situation particulière.
- Brûlures mictionnelles
- Sensation de brûlure ou de douleur pendant le passage de l’urine. Elle est fréquente lors d’une cystite, mais peut aussi avoir d’autres causes, comme une urétrite, une mycose, une irritation ou une sécheresse vaginale. Elle ne suffit pas à établir un diagnostic.
C
- Colonisation gravidique
- Présence de bactéries dans les urines d’une femme enceinte, parfois sans aucun symptôme. Cette situation doit être recherchée et traitée pendant la grossesse, car elle peut évoluer vers une infection urinaire. L’ECBU et le suivi médical guident la prise en charge.
- Cystite
- Inflammation de la vessie, le plus souvent provoquée par une bactérie. Lorsqu’elle est infectieuse, la cystite est une infection urinaire basse, car elle concerne la vessie et non les reins. Les brûlures et les envies fréquentes d’uriner sont des symptômes courants.
- Cystite à risque de complication
- Cystite survenant chez une personne ayant au moins un facteur de risque, comme une anomalie des voies urinaires, une grossesse, une immunodépression grave ou une insuffisance rénale chronique sévère. Sont aussi concernés les plus de 75 ans et les plus de 65 ans ayant au moins trois critères de fragilité. Un ECBU est réalisé avant le traitement, que le médecin adapte à la situation.
- Cystite aiguë simple
- Infection récente de la vessie chez une femme qui ne présente pas de facteur de risque de complication. Une bandelette urinaire est recommandée pour orienter le diagnostic. Le traitement antibiotique habituel peut être court, mais doit être choisi selon les recommandations et la situation.
- Cystite interstitielle
- Affection chronique caractérisée par des douleurs de la vessie et des envies fréquentes d’uriner, sans infection retrouvée. Son diagnostic repose notamment sur l’élimination d’autres causes. La prise en charge peut nécessiter l’avis de professionnels spécialisés.
- Cystite récidivante
- Cystite qui revient au moins quatre fois sur une période de douze mois glissants. Un bilan peut rechercher des facteurs favorisants et aider à choisir des mesures préventives. Les antibiotiques préventifs ne sont envisagés que dans certaines situations, sur avis médical.
D
- Dysurie
- Difficulté à uriner, parfois accompagnée d’une gêne, d’une douleur ou d’un jet faible. Ce terme ne désigne pas uniquement les brûlures ressenties pendant la miction. La dysurie peut avoir plusieurs causes et doit être replacée dans l’ensemble des symptômes.
E
- ECBU
- Examen cytobactériologique des urines. Il recherche et identifie les bactéries, et peut préciser leur sensibilité aux antibiotiques. Le prélèvement se fait après une toilette locale, en recueillant le milieu du jet dans un flacon stérile. L’ECBU est indiqué dans plusieurs situations, notamment pendant la grossesse.
- Escherichia coli
- Bactérie présente dans l’intestin qui est responsable de la grande majorité des cystites. Elle peut atteindre la vessie en remontant par l’urètre. D’autres bactéries peuvent aussi provoquer une infection urinaire, et l’ECBU peut aider à identifier le germe en cause.
F
- Facteur de risque de complication
- Caractéristique qui peut rendre une infection urinaire plus complexe à prendre en charge. Cela comprend notamment certaines anomalies des voies urinaires, la grossesse, une immunodépression grave ou une insuffisance rénale chronique sévère. Le risque concerne aussi les personnes de plus de 75 ans, ou de plus de 65 ans avec au moins trois critères de fragilité.
- Fosfomycine-trométamol
- Antibiotique utilisé notamment en première intention dans la cystite aiguë simple chez la femme, généralement en dose unique de 3 g. Cette dose est un repère des recommandations, à valider avec un professionnel de santé. Le traitement ne convient pas à toutes les infections urinaires.
- Fosse lombaire
- Zone du dos située de chaque côté de la colonne vertébrale, sous les côtes, où se trouvent les reins. Une douleur dans cette région, surtout avec de la fièvre ou des frissons, peut faire évoquer une infection rénale et justifie un avis médical le jour même.
H
- Hématurie
- Présence de sang dans les urines, visible à l’œil nu ou détectée par un examen. Elle peut survenir pendant une cystite et n’est pas, à elle seule, un signe de gravité. Un saignement sans infection ou qui persiste après le traitement doit être évalué par un médecin.
I
- Infection sexuellement transmissible
- Infection qui se transmet principalement lors de rapports sexuels. Certaines, comme celles dues à la chlamydia ou au gonocoque, peuvent provoquer une urétrite et des brûlures en urinant. La cystite, elle, n’est pas une infection sexuellement transmissible.
- Infection urinaire
- Infection qui touche une partie des voies urinaires, comme la vessie, l’urètre ou les reins. Une cystite est une infection basse, tandis qu’une pyélonéphrite atteint le rein. Les symptômes et la prise en charge varient selon la zone touchée et le profil de la personne.
- Infection urinaire masculine
- Infection urinaire survenant chez un homme. Elle nécessite un avis médical et un ECBU, car une atteinte de la prostate doit notamment être recherchée. Le traitement en dose unique utilisé pour certaines cystites simples chez la femme ne convient pas à cette situation.
L
- Leucocytes
- Cellules du système immunitaire, aussi appelées globules blancs. Leur présence dans les urines peut témoigner d’une inflammation ou d’une infection. Ils sont recherchés par bandelette urinaire ou par ECBU, mais leur présence seule ne permet pas toujours de confirmer une cystite.
M
- Miction
- Action d’uriner, c’est-à-dire de vider la vessie par l’urètre. La fréquence et le confort des mictions peuvent changer en cas de cystite. Une douleur, des brûlures ou une difficulté à uriner sont des symptômes à décrire au professionnel de santé.
- Miction impérieuse
- Besoin soudain et pressant d’uriner, difficile à retenir. Ce symptôme peut accompagner une cystite, souvent avec des passages fréquents aux toilettes. Il est différent de la pollakiurie, qui désigne surtout une fréquence anormalement élevée des mictions.
N
- Nitrites
- Substances recherchées dans les urines par une bandelette, produites par certaines bactéries. Leur présence peut soutenir le diagnostic d’une infection urinaire, mais un résultat négatif ne l’exclut pas toujours. Certaines bactéries ne produisent pas de nitrites, et une urine diluée peut aussi fausser le résultat.
P
- Pollakiurie
- Besoin d’uriner plus souvent que d’habitude, généralement pour de petites quantités. Ce symptôme est courant lors d’une cystite. Il ne signifie pas nécessairement que le volume total d’urine produit dans la journée a augmenté.
- Prélèvement en milieu de jet
- Méthode de recueil des urines destinée à limiter leur contamination par les bactéries présentes sur la peau. Après une toilette locale, le premier jet est éliminé, puis le milieu du jet est recueilli dans un flacon stérile. L’échantillon doit être acheminé rapidement au laboratoire.
- Prostate
- Glande située sous la vessie, autour de la première partie de l’urètre, chez l’homme. Elle peut être concernée lors d’une infection urinaire masculine. Une fièvre ou une douleur peut faire rechercher une atteinte de la prostate, qui influence le choix et la durée du traitement.
- Pyélonéphrite
- Infection urinaire qui atteint un rein. Elle peut provoquer une fièvre d’au moins 38 °C, des frissons et une douleur dans le dos ou sur le côté, parfois avec des nausées. Ces signes justifient une consultation médicale le jour même.
- Pyurie
- Présence de leucocytes dans les urines, parfois décrite comme des urines contenant du pus. Elle peut accompagner une infection urinaire, mais ne permet pas à elle seule d’en déterminer la cause. Le résultat s’interprète avec les symptômes et les autres examens.
R
- Rein
- Organe qui filtre le sang et participe à la production de l’urine. Les reins se situent de chaque côté du dos, sous les côtes. Une infection qui atteint un rein est appelée pyélonéphrite, une forme d’infection urinaire qui nécessite un avis médical rapide.
- Résistance aux antibiotiques
- Capacité d’une bactérie à ne plus être sensible à un antibiotique qui pouvait auparavant la combattre. L’antibiogramme peut repérer cette résistance. Le choix du traitement tient compte du résultat lorsqu’il est disponible et doit éviter les antibiotiques inutiles.
S
- Syndrome de la vessie douloureuse
- Autre nom parfois donné à la cystite interstitielle. Il désigne des douleurs chroniques liées à la vessie et des besoins fréquents d’uriner, sans infection identifiée. Le diagnostic est posé après avoir recherché d’autres causes possibles, et la prise en charge peut être spécialisée.
U
- Uretère
- Canal qui transporte l’urine d’un rein vers la vessie. Il existe un uretère de chaque côté. Il ne faut pas le confondre avec l’urètre, qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps.
- Urètre
- Canal qui permet à l’urine de sortir de la vessie. Chez la femme, il est court et proche de l’anus, ce qui facilite la remontée de bactéries vers la vessie. Chez l’homme, il traverse aussi la prostate.
V
- Vessie
- Organe creux situé dans le bas-ventre, qui stocke l’urine avant son évacuation par l’urètre. Une cystite est une inflammation de la vessie, le plus souvent due à une infection bactérienne. Les envies fréquentes et les brûlures en urinant sont des symptômes fréquents.
- Voies urinaires
- Ensemble des organes et des conduits qui produisent, transportent et évacuent l’urine. Elles comprennent les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Le terme « infection urinaire » regroupe les infections qui touchent une ou plusieurs de ces parties.