Traitement systémique

Traitement systémiqueLa mycose vaginale est une maladie très courante chez les jeunes femmes. Ces dernières doivent au moins avoir été victime d’une mycose au cours de leur vie. Celles qui connaissent des mycoses chroniques sont environ 50 %.

Elle est causée par plusieurs facteurs comme le stress, le diabète, la faiblesse du système immunitaire, la mauvaise hygiène… Elle est provoquée par une levure ou un champignon microscopique unicellulaire. Ces derniers sont organisés en réseau filaments et provoquent des infections au niveau de la peau, des ongles, des cheveux, de la bouche et des organes génitaux.

Ici on parle surtout des mycoses superficielles. Il y a deux façons de traiter une mycose vaginale : soit par traitement systémique, soit par traitement local. Mais la meilleure façon de connaitre les traitements adaptés serait de connaitre les causes de la maladie.

Le traitement systémique

Ce traitement est déconseillé pour les femmes enceintes. Il consiste surtout à la prise de capsule ou bien de comprimés par voie orale. Il s’agit ici des antifongiques qui ont pour rôle de détruire les champignons en passant par le flux sanguin avant d’atteindre les muqueuses infectées.

Les traitements antifongiques comprennent trois types de médicaments dont les dérivés Azole comme le miconazole, le kétoconazole et le fluconazole, les médicaments à base de pyridones comme le mycoster et les médicaments à composition mixte comme l’amphocycline, les mycomnes, les tergynans…

Ce traitement n’a qu’un seul but. C’est de détruire les levures qui causent la mycose vaginale. Bien que ces médicaments n’ont que la faculté d’éliminer ces champignons, d’autres empêchent tout simplement la multiplication ou bien la prolifération des bactéries en dérangeant ou en troublant la perméabilité de leurs membranes.

Les antifongiques

Les antifongiques agissent comme les antibiotiques. Leurs rôles sont les mêmes vis-à-vis des champignons tout comme les rôles des antibiotiques envers les bactéries. Ils sont surtout utilisés pour traiter les mycoses systémiques ou profondes causées par des champignons microscopiques.

Les traitements que les médecins utilisent pour soigner les mycoses ne sont pas forcément locaux. Dans le cas des onychomycoses par exemple, les pommades ne peuvent pas traiter l’infection. Il est donc possible d’entreprendre un traitement par voie orale ou des traitements injectables.

Les mycoses systémiques ou profondes ne sont pas très courantes dans les pays industrialisés. En effet, ces maladies atteignent particulièrement les personnes qui ont un déficit immunitaire. Dans ce cas, les traitements doivent être effectués uniquement par voie orale ou bien injectables.

Les antifongiques agissent uniquement sur les membranes cellulaires des champignons ou des levures. En détruisant ces membranes, ces derniers entraînent alors la mort de ces levures.

Ces médicaments ne sont presque délivrés que dans les hôpitaux sous la prescription d’un médecin. Ils peuvent avoir des effets toxiques et des contre-indications.

Les antifongiques comprennent plusieurs molécules, dont l’amphotéricine qui est injectable normalement, mais peut également être prise lors d’un traitement local. La griséofulvine, elle n’agit que sur les mycoses dermatophytes. Elle présente des risques en cas de prise pendant la grossesse ou bien l’allaitement. Un traitement avec la griséofulvine peut durer plusieurs semaines voir plusieurs mois. La flucytosine se prend, quant à elle par voie orale ou par voie injectables.

Les médicaments à base d’azole se prennent par voie orale, gynécologiques ou cutanés comme le kétoconazole, le fluconazole,  le miconazole et l’itraconazole. La terbinafine n’est utilisée que pour les mycoses superficielles comme l’onychomycose, la dermatophytose cutanée ou bien les candidoses cutanéo-muqueuses. Elle se prend par voie orale également, mais peut être appliquée pendant un traitement local.

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *